La thématique générale sur laquelle travaille notre équipe, HydrASA (Hydrogéologie, Argiles, Sols, Altérations) porte sur la compréhension et la modélisation des transferts dans les géosystèmes réactifs. Ces géosystèmes réactifs renvoient à une grande variété d’objets naturels de dimensions caractéristiques très différentes (Figure 1) :

  • Les minéraux argileux et leurs agrégats (du nanomètre à la centaine de micromètres)
  • Les profils de sols argileux (du centimètre à la dizaine de mètres)
  • Les grands systèmes géologiques (de la centaine de mètres à la centaine de kilomètres)

Par conséquent, l’équipe doit porter deux enjeux cognitifs forts :

  • Pouvoir relier les différentes échelles d’espace mises en jeu à travers ces objets. Nous sommes convaincus que pour comprendre la mise en place des grands systèmes géologiques et leurs propriétés de transfert, il nous faut aussi (a) comprendre les processus physico-chimiques opérant à l’interface solide (minéral) –liquide (électrolyte) et (b) et l’organisation (microstructure) des matériaux géologiques impliqués.
  • Pouvoir intégrer les grandes échelles de temps (temps géologiques) dans nos approches. C’est une spécificité impérative lorsque des objets géologiques ou pédologiques sont étudiés. Les transferts ici envisagés concernent le transport de masses (fluides ou éléments en solution) mais également le transfert d’énergie (transfert de chaleur).

Plus spécifiquement, l’équipe est visible à l’échelle internationale grâce à sa capacité à mobiliser des compétences multiples (minéralogiques, cristallochimiques, microstructurales et géomécaniques) pour l’étude des milieux et matériaux argileux. C’est sans nul doute cet ensemble de compétences qui aura permis à l’équipe d’accueillir à Poitiers le Master National Argiles et le Master Erasmus Mundus IMACS (International Master in Clay Science) placés sous la responsabilité d’HydrASA.

L’existence d’un Site Expérimental Hydrogéologique (SEH) de Poitiers qui constitue l’un des trois sites du Réseau National de Sites Hydrogéologiques (Service d’Observation H+ labélisé par l’INSU) contribue également à la visibilité nationale voire internationale de l’équipe.

La visibilité internationale de l’équipe s’est également accrue depuis 2010 par la découverte faite par un noyau de chercheurs d’HydrASA, de fossiles des plus anciens organismes pluricellulaires connus (2,1 Milliards d’années) dans un bassin sédimentaire gabonais. Depuis cette date, HydrASA assume le pilotage d’un programme international sur l’étude des paleoenvironnements liés à ces organismes vivants primitifs, dont la caractérisation permettra de mieux comprendre l’apparition de la vie sur la Terre.